Ténia chez le chat, comment le reconnaître et éviter les erreurs

Sommaire

Le ténia, un parasite discret mais fréquent chez le chat

Chez le chat, les vers intestinaux sont monnaie courante, et le ténia fait partie des plus souvent rencontrés. Pourtant, il reste largement sous-estimé. Ce parasite plat peut s’installer sans bruit dans le tube digestif et passer inaperçu, surtout si le chat semble en forme. Mais au fil du temps, il peut affecter son bien-être, son poids ou encore son transit. Il est donc essentiel de comprendre comment les chats l’attrapent, ce qu’il ne faut surtout pas faire, et quand il est temps de consulter.

Dans cet article, nous allons vous expliquer comment repérer la présence d’un ténia, les erreurs à ne pas commettre si vous suspectez une infestation, et pourquoi un simple vermifuge en libre accès ne suffit pas toujours à régler le problème.

Un vétérinaire vous répond en quelques minutes

Vous pensez que votre chat a des vers ? Vous avez trouvé des petits segments blancs autour de l’anus ou sur son coussin ? Grâce à Liv’Vet, un vétérinaire peut vous aider en direct vidéo à évaluer la situation et vous conseiller sur les étapes à suivre.

Qu’est-ce que le ténia chez le chat ?

Un ver plat segmenté

Le ténia est un parasite intestinal de type cestode. Il peut mesurer de quelques centimètres à plus de 50 cm selon l’espèce. Son corps est composé de segments (proglottis) qui se détachent et sortent avec les selles du chat.

Un parasite souvent invisible

Contrairement à d’autres vers, le ténia ne provoque pas toujours de symptômes visibles. Le chat peut rester actif et manger normalement. C’est justement cette discrétion qui rend le diagnostic plus difficile, et retarde parfois la prise en charge.

Une infestation fréquente

La contamination se fait principalement par ingestion de puces infestées ou, plus rarement, de proies (petits rongeurs). Un chat qui chasse ou qui n’est pas traité régulièrement contre les puces est donc plus à risque.

Symptômes et erreurs à éviter

Des signes discrets mais révélateurs

Les signes classiques incluent des démangeaisons au niveau de l’anus (le chat se frotte ou se lèche), la présence de petits segments blancs (semblables à du riz) autour de la queue ou dans les selles, un pelage terne, et parfois une perte de poids malgré un bon appétit.

Ne pas confondre avec d’autres troubles

Un chat qui vomit ou qui a la diarrhée ne souffre pas forcément d’un parasite. Inversement, un chat infesté peut avoir un transit normal. Il ne faut donc pas attendre de signes digestifs pour s’inquiéter. Un examen vétérinaire reste le seul moyen fiable de confirmer l’infestation.

Éviter l’automédication

Donner un vermifuge “au hasard”, sans savoir quel ver est en cause, peut être inutile. Tous les vermifuges ne ciblent pas le ténia. Une erreur fréquente est de choisir un produit inadapté, ou de ne pas traiter contre les puces en parallèle.

Que faire en cas de suspicion ?

Observez les selles et le comportement

La présence de petits segments blancs autour de l’anus ou sur les tissus où le chat dort est un indice fort. De même, un léchage excessif ou des selles inhabituelles doivent éveiller l’attention.

Un vétérinaire sans attendre si besoin

Un vétérinaire pourra confirmer la présence de ténia et recommander un traitement adapté, en fonction du poids du chat et du type de parasite. Une consultation Liv’Vet permet de gagner du temps sans stress pour l’animal.

N’oubliez pas la prévention

Même après traitement, il est essentiel d’agir à la source : les puces. Un chat peut se réinfester très rapidement s’il avale une puce contaminée. Un bon antiparasitaire externe est donc indispensable pour éviter les récidives.

En résumé, ne sous-estimez pas les vers chez le chat

Le ténia chez le chat est discret, mais il peut impacter son bien-être. Une vigilance régulière, des traitements adaptés, et une prise en charge rapide en cas de doute sont essentiels pour éviter les complications. Et quand un doute persiste, la téléconsultation peut faire gagner un temps précieux.

FAQ

Vous pouvez repérer des petits segments blancs autour de l’anus ou dans ses selles. Une consultation vétérinaire est nécessaire pour confirmation.

Oui, il suffit qu’il avale une puce infestée, ce qui peut arriver même en appartement. Un traitement antipuce reste indispensable.

S’il est non traité, il peut provoquer un amaigrissement, des troubles digestifs ou de l’inconfort. Il est rarement mortel, mais jamais anodin.

Pas toujours. Tous ne sont pas efficaces contre le ténia. Il faut choisir un produit ciblé, sur avis vétérinaire.

C’est possible, mais d’autres causes existent (glandes anales, allergies…). Un examen vétérinaire est recommandé.

Oui, mais c’est rare. Une bonne hygiène, un traitement antipuce et un vermifuge régulier limitent le risque de transmission.

En moyenne tous les 3 mois, mais cela dépend du mode de vie du chat. Un chat qui sort ou chasse devra être traité plus souvent.

Un vétérinaire en téléconseil peut poser une forte suspicion et vous orienter vers un examen complémentaire si nécessaire.

Auteur

Dr. Jean-François Audrin

Vétérinaire généraliste

« Une simple puce peut suffire à transmettre le ténia. On ne le voit pas toujours, mais il peut nuire longtemps en silence. »

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