Maladie de Cushing chez le chien, signes, causes et erreurs à éviter

Sommaire

Comprendre cette maladie hormonale fréquente

La maladie de Cushing est une affection hormonale qui touche surtout les chiens âgés. Souvent confondue avec le vieillissement normal, elle provoque des symptômes discrets au départ, mais bien réels : prise de poids, fatigue, soif excessive… En l’absence de traitement, elle peut évoluer et nuire à la qualité de vie du chien.

Dans cet article, on vous explique comment reconnaître les signes, ce qui peut aggraver la situation si l’on tarde à consulter, et pourquoi il ne faut pas minimiser certains comportements inhabituels chez un chien âgé.

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Qu’est-ce que la maladie de Cushing chez le chien ?

Une surproduction de cortisol

La maladie de Cushing, ou hyperadrénocorticisme, correspond à une production excessive de cortisol par les glandes surrénales. Cette hormone est essentielle en cas de stress, mais en excès chronique, elle dérègle tout l’organisme.

Une maladie endocrinienne fréquente

C’est une des affections hormonales les plus courantes chez le chien. Elle touche surtout les chiens d’âge moyen à avancé, et certaines races comme le Caniche, le Teckel ou le Terrier de Boston sont prédisposées.

Deux grandes causes possibles

La forme la plus fréquente est due à une tumeur bénigne de l’hypophyse (au cerveau), qui stimule les glandes surrénales. Plus rarement, une tumeur sur la glande surrénale elle-même est en cause.

Reconnaître les symptômes de Cushing

Des signes parfois trompeurs

La maladie de Cushing provoque une série de symptômes qui peuvent passer pour un simple vieillissement : augmentation de la soif, de l’appétit, fatigue, perte de poils, ventre qui pend, peau fine ou infections cutanées fréquentes.

Des changements progressifs

L’évolution est lente. Le chien semble “ralenti”, mais reste actif. C’est justement ce rythme insidieux qui fait souvent passer ces signes pour de l’âge ou du stress.

L’importance du regard attentif

Un maître attentif remarquera un changement dans le comportement, le toilettage ou l’apparence physique. Même sans être alarmant au départ, un ensemble de petits symptômes justifie de demander conseil.

Que faire… ou ne pas faire ?

Les erreurs à éviter

Il ne faut pas attendre que les signes deviennent graves. La maladie de Cushing ne se soigne pas “toute seule”, et l’automédication ou les compléments mal choisis peuvent aggraver la situation.

Pourquoi un diagnostic est essentiel

Le vétérinaire doit confirmer la maladie par des examens sanguins spécifiques. Il existe des traitements efficaces, mais ils doivent être ajustés finement pour chaque chien. Retarder le diagnostic complique tout.

Une aide rapide depuis chez vous

Si vous remarquez plusieurs signes évocateurs, un premier téléconseil Liv’Vet permet de faire le point, d’évaluer la situation et de savoir si une prise en charge en clinique est nécessaire.

En résumé, restez attentif aux signes subtils

La maladie de Cushing chez le chien est discrète, mais réelle. Une prise de poids soudaine, une soif excessive ou un pelage dégradé ne sont pas anodins. En restant vigilant et en consultant rapidement, on peut préserver le confort de vie du chien et éviter des complications.

FAQ

Les premiers signes sont souvent une soif exagérée, une envie fréquente d’uriner, une prise de poids abdominale et une fatigue inhabituelle.

La maladie de Cushing touche surtout les chiens à partir de 7-8 ans, mais elle peut survenir plus tôt chez certaines races prédisposées.

Elle n’est pas douloureuse en elle-même, mais ses conséquences peuvent altérer le bien-être général du chien si elle n’est pas traitée.

Un appétit accru, surtout s’il s’accompagne de soif intense ou de perte de poils, peut faire partie du tableau clinique de la maladie de Cushing.

Un vétérinaire peut suspecter la maladie en téléconsultation, mais des tests en clinique sont nécessaires pour confirmer et adapter le traitement.

Oui, s’il est bien ajusté. Un traitement quotidien permet de stabiliser la maladie et d’améliorer nettement la qualité de vie du chien.

Non, si elle est prise en charge à temps. Non traitée, elle affaiblit l’immunité, fatigue le cœur et le foie, et réduit l’espérance de vie.

Il n’existe pas de prévention formelle, mais détecter tôt les signes permet d’agir rapidement. Un suivi vétérinaire régulier est essentiel chez le chien senior.

Auteur

Dr. Jean-François Audrin

Vétérinaire généraliste

« Quand un chien change doucement, mais durablement, dans ses habitudes, c’est rarement anodin. »

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